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L’accord Nzouba-Ping-Oye Mba : Tournant historique ou reconstitution de club d’anciens

Soumis par fouodjivincent le jeu, 01/09/2016 - 16:06
 A droite Oye Mba, au milieu Ping, à gauche Nzouba

   Le 16 août dernier, deux candidats de l’opposition, l’ancien patron de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama et l’ex-gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), Casimir Oye Mba, se sont retirés de la course au profit de la candidature de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping. Ils l’ont fait savoir au cours d’un meeting géant, organisé à cet effet au quartier Nkembo dans la capitale gabonaise. Seulement, si certains voient là les chances de l’opposition de l’emporter, d’autres y dénoncent un partage du pouvoir entre le club d’anciens disciples d’Omar Bongo.

Gabon : Présidentielle d’Août 2016:Les candidats face à la crise pétrolière

Soumis par fouodjivincent le jeu, 25/08/2016 - 16:42

La  timide  campagne d’affichage de la  plupart des  candidats à l’élection présidentielle du 27 août au Gabon est  le  signe de l’austérité  financière. Cette élection et  la capacité des  gouvernants de  gérer le pays au lendemain de  celle-ci,  dépendent en  grande partie de l’activité pétrolière car  le pétrole  demeure la principale  source de  revenus du pays. Pour  les dirigeants,  bien  que le  pétrole: ait contribué  pendant plusieurs années à la création de 40,9% de la richesse du pays en 1997,  environ 60% en  1999 et  plus de 40% en 2015, la  diversification de  l’économie  s’impose.  Malheureusement,  la dépendance de l’économie gabonaise vis-à-vis du secteur pétrolier pourrait constituer  un facteur d’instabilité.

Gabon:Bien placé dans la course à l’élection du 27 août , Jean Ping prêt à endosser l’habit de président

Soumis par fouodjivincent le jeu, 25/08/2016 - 15:34
Jean PING

Agé de 74 ans, l’ancien  président  de  la  Commission de  l’Union africaine,  Jean Ping est prêt pour la  bataille de  l’élection présidentielle du  27 août  au Gabon. Après  une  longue  tournée  dans  le Gabon  profond et le ralliement d’au moins trois autres candidats,  il  semble aux  yeux des Gabonais,  l’homme capable de créer  la  surprise  lors d’un scrutin  à  un  tour qui sera disputé par onze candidats.

 

Gabon: Validation de la candidature d’Ali Bongo Ondimba ; Les opposants déboutés par les institutions

Soumis par fouodjivincent le jeu, 25/08/2016 - 15:09
Ali bongo brandissant son recépissé

Les opposants à la candidature de l’actuel Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, qui brigue un second mandat à la présidentielle du 27 août prochain, n’ont pas obtenu gain de cause. Ni la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) ni la Cour constitutionnelle n’ont retenu leurs arguments.

           

Observatoire de la couverture médiatique des élections Gabon 2016 : rapport n°2

Soumis par jadecameroun le sam, 20/08/2016 - 14:13

L’Observatoire de la couverture médiatique des élections  gabonaises de 2016 (OCME-Gabon 2016) a bouclé son 2e rapport. Il en ressort que la plupart des médias couvrent l’actualité politique sans respecter le principe  de recherche de la vérité, de l’équité et de l’équilibre des informations. Les médias publics ont privilégié le candidat du parti au pouvoir en lui accordant 92% à 95% du temps d’antenne.  Télécharger le rapport complet

Observatoire de la couverture médiatique des élections Gabon 2016 : rapport n°1 2e partie

Soumis par fouodjivincent le mer, 15/06/2016 - 15:28
 Tableau du niveau moyen de déséquilibre par chaîne
Tableau du niveau moyen de déséquilibre par journal

Durant la première période d’observation (1er mars – 20 avril), les médias tous bords confondus ont couvert les activités politiques en violant le principe d’impartialité.

L’état de la démocratie en Afrique. Où en est le Gabon ?

Soumis par fouodjivincent le jeu, 26/10/2017 - 12:18

Tout citoyen gabonais, soucieux de l’Etat de droit, peut s’interroger sur la situation démocratique réelle de son pays, et faire la comparaison avec d’autres Etats africains. Surtout après les récents événements qui ont rythmé la vie politique nationale, notamment l’organisation de la présidentielle du 27 août 2016, la gestion du contentieux électoral par les instances habilitées, et les mesures punitives prises par le pouvoir à l’encontre de l’opposition dite radicale.

Quel est l’état démocratique réel du Gabon après 27 ans de multipartisme ? De quelles infrastructures politiques et juridiques dispose le pays pour promouvoir une vie démocratique viable, depuis le retour au multipartisme en 1990 ? Comment ces infrastructures fonctionnent-elles ? A ces questions, les réactions sont partagées. Pour les tenants du pouvoir, 27 ans seulement de démocratie, ce n’est pas encore un âge suffisant pour juger de la maturité de la jeune démocratie née au tournant des années 1990, contrairement aux pays occidentaux, qui eux, ont pris des siècles pour y arriver. L’opposition estime qu’au contraire, plus de deux décennies après l’instauration du multipartisme, le Gabon pourrait déjà être un Etat démocratique forgé. Surtout que d’autres pays en Afrique comme le Bénin qui a connu le multipartisme la même année, est devenu une démocratie, avec des possibilités d’alternances pacifiques intégrées, le dernier exemple étant la passation de charges entre l’ancien président, Thomas Bony Yayi, arrivé en fin de mandat, conformément à la constitution, et son successeur, Patrice Talon, en mars 2016.

L’exemple kenyan
Saisie par le principal opposant, Raila Odinga, qui contestait la réélection de son rival, le président Uhuru Kenyatta, la cour suprême du Kenya a invalidé la présidentielle du 4 août dernier. Elle a dénoncé la «négligence» ou le «refus» de la commission électorale d’organiser des élections conformément à la loi du pays. Pour le journaliste congolais réfugié en France, Jean-Jules Lundu, « cette invalidation est une première », et il y a là « une dynamique qui pousse vers l’éclosion de la démocratie » en Afrique, une Afrique qui murit. Un cas école sur un continent où la plupart des cours suprêmes sont souvent accusées d’être de simples chambres d’enregistrement en faveur des régimes en place. Le lien est vite fait avec le Gabon où la cour constitutionnelle, malgré un faisceau d’irrégularités flagrantes dénoncées aussi bien par l’opposition que par les observateurs internationaux, a refusé d’invalider le scrutin du 27 août 2016, confirmant ainsi la réélection d’Ali Bongo.

Une opposition «séquestrée»
Interdiction de sortir du pays, de s’exprimer sur les médias publics ou encore de manifester. Ce sont des mesures que le gouvernement gabonais a prises contre l’ancien candidat de l’opposition, Jean Ping, et la plupart des leaders de sa coalition qui contestent la légitimité du pouvoir. L’opposition parle « d’une chasse à l’homme » organisée par le pouvoir pour la tenir en bride. Tandis qu’au Burkina Faso et au Sénégal, pour ne citer que ces deux cas, les manifestations de l’opposition sont souvent tolérées pour laisser s’exprimer la liberté d’opinions. Surtout que « La liberté (…) d’opinion, d’expression, (…) sont garanties à tous, sous réserve du respect de l’ordre public ». Tout comme « La liberté d’aller et venir à l’intérieur de la république gabonaise, d’en sortir et d’y revenir, est garantie à tous les citoyens gabonais, sous réserve du respect de l’ordre public », articles 2 et 3 du préambule de la constitution gabonaise, même si celle-ci ne détaille pas l’ordre public en question.

Des médias décriés
L’un des moteurs de la démocratie c’est aussi l’indépendance des médias, (publics surtout). Comme le dit Eddy Pleynel, fondateur de Médiapart, médias et démocratie sont les deux faces d’une même médaille, l’une ne va jamais sans l’autre. Mais les médias ne peuvent servir de hussards à la démocratie que s’ils sont réellement libres comme devraient l’être les télévisions et radios publiques. Or, les médias publics sont de plus en plus décriés pour ne couvrir que les seules activités du gouvernement et de tous ceux qui le côtoient. Qu’il s’agisse des périodes électorales ou de périodes dites normales, les médias publics prêtent rarement attention à l’offre politique de l’opposition que le pouvoir assimile de facto à la violence politique. Et les ordres viennent souvent de la tutelle ministérielle quand ils ne viennent pas directement des responsables desdits médias, qui pratiquent l’autocensure. Selon le classement 2017 de Reporters sans frontières, le Gabon n’occupe que la 108e place sur les 180 pays observés. Soit 8 places de moins par rapport à l’année dernière. Même si le pays reste le premier en Afrique centrale, il est néanmoins largué par d’autres pays africains comme la Namibie (24e), le Ghana (26e), le Cap-vert (32e), pays considérés comme exemplaires sur le continent.

Quid de la corruption ?
L’un des défis qui restent à relever pour permettre l’éclosion d’une véritable culture démocratique est sans doute la lutte contre la corruption. Corruption des esprits en période électorale, notamment avec l’achat des consciences des électeurs qui votent plus pour de l’argent que pour leurs convictions politiques personnelles. L’ampleur du phénomène est souvent observable pendant les élections législatives et présidentielles où des candidats déplacent, à coup de billets de banque, des électeurs à l’intérieur du pays où ils ne figurent parfois pas sur les listes électorales. Des méthodes frauduleuses qui restent sources de violences post-électorales récurrentes dans le pays.
Globalement, l’état de démocratie au Gabon reste mitigé après 27 ans de multipartisme, contrairement aux pays africains déjà cités plus haut.

KOMBA KOMBA

L’état de la démocratie au Gabon. Un « stade embryonnaire », selon Bruno Mve Ebang

Soumis par fouodjivincent le jeu, 26/10/2017 - 11:57

A l’heure des remous politiques en Afrique, avec l’éclosion des mouvements de la société civile et des syndicats, au Gabon, la question se pose sur la place du pays dans le champ de la démocratie africaine. Et cela d’autant plus que le pays vit au rythme d’une crise politique née de la dernière élection présidentielle, entre Jean Ping qui se réclame toujours le président élu, et son rival Ali Bongo au pouvoir. Maître assistant en science politique à l’université Omar Bongo, Bruno Mve Ebang juge que le Gabon est encore en train de « construire sa démocratie ».

MICA : Comment situez-vous le Gabon en matière de démocratie en Afrique, alors que la communauté internationale vient de célébrer, le 15 septembre dernier, la journée internationale de la démocratie ?
Bruno Mve Ebang : « La démocratie est un mode de gouvernement de l’Etat qui repose principalement sur la préservation des libertés individuelles, c’est-à-dire la souveraineté du peuple. De façon globale, au Gabon comme dans beaucoup de pays en Afrique qui ont amorcé un tournant démocratique au début des années 1990 avec la fameuse conférence nationale, les textes garantissent la démocratie. Le Gabon est un pays qui a d’ailleurs le système électoral le plus complexe en Afrique noire francophone. C’est un système démocratique qui garantit la souveraineté nationale. On peut dire en droit que le Gabon est un pays démocratique. Quant à savoir où il se situe en matière de démocratie en Afrique, je dirais qu’il est au stade embryonnaire. Le Gabon est en train de construire sa démocratie au fur et à mesure ».
MICA : En comparaison avec le Benin, qui a connu, lui aussi, la conférence nationale au tournant des années 90, et qui connaît depuis des possibilités d’alternance intégrées, le Gabon est-il vraiment un pays démocratique ?
Bruno Mve Ebang : « Quand on prend le cas du Benin, on voit que depuis sa réforme constitutionnelle de 1970, ce pays a connu plusieurs alternances démocratiques, c’est-à-dire qu’il ya plusieurs partis politiques qui se sont succédés au pouvoir. Nous l’avons vu l’année dernière avec l’élection du Président Patrice Talon qui était un candidat de l’opposition se présentant contre Zinsou, le candidat du parti au pouvoir. Il y a donc eu alternance. Au Gabon, on n’en est pas encore arrivé là .Du coup, on ne peut pas parler d’alternance avec des élections justes et crédibles. C’est là que se pose le problème. Tous les instruments sensés garantir une alternance politique sont verrouillés. Elle est donc quasi impossible et à ce niveau, on ne peut pas mettre sur le même pied d’égalité le Gabon avec un pays comme le Benin et beaucoup d’autres pays d’Afrique de l’ouest qui connaissent une avance dans ce domaine ».
MICA : Pourtant, le pays dispose d’un système politique basé sur le pluralisme des partis politiques et d’institutions juridiques en la matière.
Bruno Mve Ebang : «Le système juridique gabonais, qu’il soit constitutionnel ou simplement législatif, a acquis les principes démocratiques, mais, encore une fois, toutes les institutions sont verrouillées, et donc on aboutit au fait que ce verrouillage n’est pas seulement imputable au pouvoir en place, mais aussi aux hommes qui décident eux- mêmes de s’asservir. La fraude électorale, elle est visible d’abord dans les bureaux de vote avant d’aller à la CENAP. Elle est visible lors de l’enrôlement des électeurs. Cette fraude est visible à tous les niveaux du processus électoral. A partir de ce moment, même si c’est un candidat de l’opposition qui sort vainqueur d’une élection, la victoire est invalidée. La démocratie ne se limite pas au simple multipartisme, elle intègre le respect des libertés fondamentales, les libertés individuelles comme la liberté d’expression et la garantie des élections libres, la justice pour tous. C’est cela la démocratie ».

Propos recueillis par Doriane Moussounda.

Un prêche dans le désert ? Le parlement européen fustige un « pouvoir répressif »

Soumis par fouodjivincent le jeu, 26/10/2017 - 11:51

Suite aux violences post-électorales nées de la présidentielle du 27 août 2016, le parlement européen a adopté, le 14 septembre dernier, une résolution contre le gouvernement gabonais. Intitulé «Gabon, la répression de l’opposition», ce texte constitue une avancée considérable en faveur de Jean Ping. Une provocation pour le pouvoir de Libreville qui veut à tout prix tourner la page sombre de la dernière élection, arguant que le pays doit avancer.

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