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Première édition de la Journée économique.Coup de pouce aux petites et moyennes entreprises

Soumis par fouodjivincent le mar, 06/03/2018 - 14:38
Le ministre de l’Economie, Régis Immongault, plaide en faveur des PME

Placée sous le signe de « Restaurer la confiance », la journée économique, initiée  par le ministre de l’Economie, Régis Immogault, a été une plate-forme d’échanges avec les opérateurs économiques du secteur productif. Occasion pour les participants d’émettre un plaidoyer en faveur d’une plus grande transparence en matière de règlement de la dette intérieure et d’une prise en compte des petites et moyennes entreprises (PME) pour la relance de la croissance interne.

Instituée dans  un souci de redynamiser le milieu des affaires au Gabon, l’édition 2018 de la journée économique a permis aux membres du gouvernement de dresser le bilan de l’année 2017 et d’annoncer les perspectives pour 2018. Non sans décliner les attentes du gouvernement vis-à-vis des opérateurs économiques. En effet, après la baisse des prix des matières premières qui a entraîné un ralentissement de la croissance de l’économie nationale, les comptes publics continuent à se détériorer, induisant ainsi une augmentation de la dette publique.  Pour 2017, le taux d’endettement se situe à 59% selon la direction générale de la dette.Toutefois, au regard du plan de relance économique et de toutes les réformes engagées par le gouvernement, notamment la mise en place de la zone économique de Nkok, l’industrialisation de la filière bois et de l’agriculture avec l’appui des partenaires au développement tels que la banque africaine de développement (BAD), le Fonds monétaire internationale (FMI), leur apport  devrait  « aboutir à une remontée de l’activité économique, un retour progressif à l’équilibre des finances publiques, une amélioration du solde global de la balance des paiements (+0.6%) du PIB en 2018 », a indiqué Jean-Baptiste Ngolo, directeur général de l’économie et de la politique fiscale.

L’apport du secteur privé et des assurances

« Le gouvernement attend du secteur privé qu’il joue pleinement son rôle à travers une augmentation des efforts d’investissement, une limitation des demandes d’exonérations; un arrêt des transferts de fonds à l’étranger, ainsi qu’une amélioration du financement de l’économie par le système bancaire »,  a précisé le ministre de l’économie, Régis Immongault.

Pour son rôle essentiel dans la participation au financement de l’économie nationale et pour la sécurisation des investissements, le secteur des assurances a été mis à l’honneur. 

Il s’agit de voir comment les différents acteurs peuvent redresser le secteur de l’assurance, afin de booster l’économie gabonaise en ramenant la confiance entre assureurs et assurés.

De quoi susciter l’enthousiasme de la directrice nationale des assurances, Prisca Koho, qui se dit satisfaite de voir ainsi «promouvoir ce pan de l’économie gabonaise qui a engendré en 2016, une production globale d’un montant de 105,573 milliards de francs CFA, soit environ 1,49% du PIB ».

Les assurances couvrent les sinistres (automobile, habitation, etc.), sécurisent les investissements et complètent le dispositif de prévoyance (assurance-vie, retraite complémentaire, décès, etc.). Elles constituent surtout des investisseurs institutionnels puissants et stables de l’économie. Leur solidité et leur croissance sont un enjeu stratégique pour l’accroissement des investissements privés dans le secteur privé gabonais.

Le « Club de Libreville » pour apurer la dette

A l’issue de cette journée, le gouvernement a mis en place un mécanisme d’apurement de la dette intérieure des entreprises locales à travers le mécanisme dit du « Club de Libreville ». Lequel Club de Libreville devra trouver des fonds nécessaires pour l’apurement de la dette intérieure. Pour le premier paiement, un décaissement de 310 milliards FCFA sera effectué en faveur des petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries (PME-PMI) locales. L’objectif est de permettre une relance de l’économie à travers l’activité des entreprises locales, qui pour la plupart avaient mis la clef sous le paillasson devant l’incapacité de l’Etat à payer ses dettes. 

Raïssa MOUBECKA

 

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