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Il démissionne du secrétariat du PDG. Faustin Boukoubi sort par la grande porte

Soumis par fouodjivincent le ven, 22/12/2017 - 13:00
Faustin Boukoubi  veut éviter les divisions

Il a fallu attendre le Conseil Provincial de l’Ogooué Lolo, sa province, pour que l’ancien secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG),  Faustin Boukoubi, dévoile les raisons qui l’ont poussé à rendre son tablier en août dernier.  Il a refusé également de briguer à nouveau le poste de membre du bureau politique du PDG qu’il a toujours occupé jusque-là.

Face aux divisions internes qui avaient atteint un point tel que le parti au pouvoir risquait d’éclater, Faustin Boukoubi s’est vu obligé de partir. Il l’affirme dans un entretien accordé au quotidien pro gouvernemental, L’Union. 

C’est désormais en simple militant que l’ancien secrétaire entend rester au PDG. Puisque Boukoubi a aussi refusé de poser sa candidature pour l’élection du membre du bureau politique du PDG, lors du conseil provincial de l’Ogooué Lolo. Cette même province où fut créé le parti en mars 1968 par feu Omar Bongo. Pour l’intéressé, il s’agit d’une décision sage, car « il s’est trouvé qu’il fallait aussi éviter d’aggraver, voire de créer ou de contribuer à la création de divisions au sein de (sa) propre province. Lesquelles pouvaient naître du fait des dissensions entre les principaux responsables», explique-il. 

Passage de flambeau

Alors que d’autres pédégistes dans d’autres provinces se battent pour ce précieux poste au sein du PDG, Boukoubi pense que, compte tenu du temps qu’il a passé au poste de membre du bureau politique du 1er siège de la Lombo Bouenguidi, il était temps de passer le flambeau.  C’est  Clément Moupoumbou qui le remplace. 

Occasion pour Faustin Boukoubi de réaffirmer son attachement aux valeurs du parti dont il aura été, près de neuf ans, secrétaire général. «Chers camarades, ne spéculez pas, je suis pédégiste bon teint, et je le demeure ». L’ancien secrétaire général du PDG coupe ainsi court aux spéculations de ceux qui prétendaient qu’en démissionnant de la hiérarchie du parti au pouvoir, il rallierait les rangs de l’opposition comme l’ont fait tous les autres militants du PDG jusque-là. 

Une retraite au forcing

Même si Boukoubi ne le dit pas ouvertement, cette mise à l’écart volontaire n’a pas d’autre nom, c’est une retraite politique. En réalité, Faustin Boukoubi n’a fait que prendre une décision réfléchie. Car après sa démission du directoire du PDG où son autorité a maintes fois été contestée par certains cadres proches d’Ali Bongo, Boukoubi ne pouvait plus forcer les choses. Un échec à l’élection du membre du bureau politique du parti aurait été encore plus  éprouvant. Surtout que, dans d’autres provinces, les conseils provinciaux ont tourné au fiasco, avec des jeunes décidés à pousser dehors les anciens, qui, eux, refusent de  céder leurs fauteuils. Conscient d’un tel scénario, l’homme a voulu anticiper et entendre la voix de la raison. Faustin Boukoubi a voulu sortir par la grande porte.

Emmanuela  MAKEGHELE

 

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